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Plus jamais comme en février 1960
L’association IZORANE, en partenariat avec la commune d’Agadir, la Wilaya et la Région.smd a l’ambition de participer en tant que représentante de la société civile à saisir l’occasion de la commémoration du 13ème 29 février 1960 à jouer un rôle pédagogique d’information et de devoir de rappel, à l’égard de la population du Grand Agadir, sur les dangers encourus par ceux qui ont oublié que le site de cette ville se trouve sur une zone classée par les experts géologiques comme « hautement risqué ». La décision royale en Juin 1960 de reconstruire Agadir est assujettie à la condition de changer le site de la ville à rebâtir…de s’éloigner des hauteurs surplombant Agadir. Au fil du temps, surtout vers la fin des années soixante-dix, avec le boom immobilier, on a commencé à transgresser cette règle y compris par les organismes publiques… Cette entorse à la loi va s’accentuer avec le phénomène désigné abusivement « habitat clandestin !!! »durant la dernière décennie avant d’exploser pendant le « printemps arabe »… Qui est responsable ? De prime bord, c’est l’Etat détenteur d’un pouvoir régalien d’une part qui aurait pu anticiper en empêchant les fraudeurs et les spéculateurs, et d’autre part, l’échec flagrant de la politique dite du « logement social » qui demeurent inaccessible aux petites gens par son prix et son modèle de logement inadéquat à notre mode de vie et à notre culture… Comment peut-on accepter de construire des « barres » au Hay Mohammadi en 2000 au moment, ou ailleurs, le logement massif en « barres » a démontré ses limites et ses échecs sociaux et psychologiques des groupes concernés !!! Nous affirmons pour la circonstance que l’approche sécuritaire adoptée n’est pas totalement efficace. C’est une vision globale et intégrée du phénomène qui s’impose, avec plus de proximité d’accompagnement des élus et des autorités, d’implication des concernés et de transparence dans la gestion de cette épineuse problématique. Enfin, pour nous à IZORANEs, le plus important est au-delà des questions du respect de la légalité, il s’agit pour nous, qui sommes marqués par les traumatismes de la tragédie du 29 février 1960 d’éviter que des victimes innocentes tombent à nouveau lors d’une secousse tellurique : Un autre drame collectif serait suicidaire pour la ville toute entière et dans toutes ses composantes sur une longue durée !!! Elle aura plus de difficulté, que pendant les années soixante, à se refaire dans environnement mondial ou le capital est devenu plus frileux et plus sélectif à cause de la mondialisation et les aléas de la conjoncture économique internationale. Concluons donc par : « Plus jamais comme en février 1960 » !

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